Le Rite et le Rituel

 

 

Il n’est pas à confondre ces deux mots quand on parle de Maçonnerie Égyptienne. Ce serait comme mélanger le dogme fondateur d’une Religion avec le déroulement d’un de ses offices religieux.

 

 

Le Rite

 

Il est le corpus global d’une transmission immémoriale, toujours d’actualité et sans finalité. Il est la résultante du Chemin emprunté par l’Humanité, et plus particulièrement dans le cas du Rite Oriental de Misraïm, d’une route jalonnée par tous les grands initiés qui, depuis la nuit des temps, nous rappellent la Tradition Primordiale.

Depuis des milliers d’années (certains parlent symboliquement de millions d’années. . .), des transmetteurs et des veilleurs, des « cherchants », des prêtres et des architectes, des pharaons et des philosophes se transmettent le dépôt qu’ils ont reçu. Cette route fut certainement chaotique, sinueuse, entrecoupée d’obstacles. On peut même imaginer que parfois elle se soit tout simplement perdue. . . Mais la richesse du Rite Oriental de Misraïm est d’avoir su retrouver, réunir, voire substituer la secrète transmission des valeurs fondatrices de l’Initiation et du tracé de la voie lumineuse vers la Connaissance, et ce faisant vers la libération de l’Humanité, enténébrée suite à sa chute il y a fort longtemps.

Notre Rite de Misraïm est certainement le plus mystérieux de tous ceux apparus dans le courant du XVIIIe siècle, car conjointement aux autres Rites maçonniques en vogue, il se veut l’héritier des traditions égyptiennes et chaldéennes antiques, mais aussi des courant hermétiques et gnostiques, pythagoriciens, mithraïques, manichéens, platoniciens. . . Il s’appuie ensuite sur une transmission gréco-romaine, puis byzantine, druze, templière, cathare, alchimiste, kabbalistique, rosicrucienne et compagnonnique.

Il a été reçu et peut-être codifié par Joseph Balsamo, universellement connu sous le nom de Comte de Cagliostro, qui initiera l’Europe à ses mystères en passant par Lyon et Paris mais avant Trieste et Venise qui étaient les portes de l’Orient au XVIIIè siècle. La filiation napolitaine reste à ce jour pure et notre Grande Loge en détient seule l’autorité légitime dans le monde, par sa Patente signée et timbrée des sceaux de l'Ordre.

Le Rite Oriental et Primitif de Misraïm (ROPM) regroupe des corpus de symbolisme maçonnique classique, de philosophie, voire d’opérativité sociétale, mais aussi de gnose platonicienne ou christique, d’alchimie, de Kabbale, de morale et de mystique. C’est ainsi que lorsque d’autres rites se suffisent de 7 ou de 33 degrés, le Rite de Misraïm propose une pyramide de 90 marches incluant la plus grande diversité de tous les accès à la connaissance, tels qu’ils nous ont été légués par nos ancêtres, dont les fameux Arcana & l'Arcana arcanorum ou "Secreto secretorum" de Cagliostro.

Enfin, il est d’évidence que notre courant si spécifique peut être dénommé “spiritualiste”, aristocratique aussi. Mais en cela, il est important de pointer qu’il n’est ni religieux ni dogmatique. Il respecte toutes les religions et se situe sur un autre plan, celui de la Liberté de conscience et du refus de subir. Certains de nos membres se disent athées ou encore agnostiques, certains autres se réfèrent à l’une ou à l’autre de nos grandes religions, d’autres encore vivent une spiritualité a-dogmatique comme le bouddhisme. Pour la qualité de nos travaux, et par respect pour la Fraternité qui nous anime, ces sujets ne sont jamais abordés ni même discutés, ils font partie de la sphère privée.

Sur l’Arbre maçonnique, le Rite Oriental de Misraïm occupe une branche aux rameaux multiples et touffus (D’aucuns diraient qu’ils se confondent au tronc, et cette affirmation est loin d’être fausse). Il appartient à la grande famille d’une Franc-maçonnerie marginale qu’on dit illuministe ou mystique, voire occulte ou hermétique.

Concluons : La Grande Loge mondiale de Misraïm se distingue des autres Obédiences maçonniques françaises avec au minimum trois spécificités :


Enfin, les principales spécificités du Rite Oriental de Misraïm résident dans les principes suivants :

 

 

Le Rituel

 

C’est la partie dont il est le plus difficile de parler, puisque nous sommes désormais très proches du secret pour lequel un Maçon prête un Serment inaliénable.


Le Rituel de Misraïm est tout d’abord, comme tous les autres Rituels maçonniques, un RIT (Rituel d’Introduction des Travaux). Il codifie les cérémonies qui rythment la vie du Maçon et il permet la bonne exécution des travaux requis par le Chemin Initiatique.

Il plante le décor, fait vivre les mythes et les symboles correspondants à l’avancement de chacun. En cela il est déjà un outil irremplaçable, mais mieux encore il est une sorte de boîte à outils dans laquelle le Maçon trouvera toujours la réponse qu’il cherche sans qu’elle ne soit jamais écrite ni imposée.

Sa juste exécution garantit la qualité et la sérénité des Travaux. Comparé à d’autres Rituels, Le Rite Oriental de Misraïm propose à ceux de ses membres qui le souhaitent une forme supérieure de sacralité et de spiritualité.

Que les yeux voient, que les oreilles entendent.